Remerciements : à la manière de…

Les remerciements rédigés par le Régulateur, parodie des “acknowledgments” anglo-saxons.

« On ne réalise pas une saga littéraire de cette ampleur sans de nombreux soutiens. Un livre, c’est avant tout un travail d’équipe, et je voudrais ici remercier chaque élément de ce groupe solidaire et cohésif.
Ceux-là m’ont permis de recueillir une gigantesque documentation, mais aussi de tenir nerveusement le coup dans cette entreprise.

Ainsi, ma première pensée est pour Franky-the-Fartman, sans qui je n’aurais jamais progressé aussi vite dans la connaissance des armes à feux. Il faut dire que lorsque je l’ai rencontré, il pointait sur mes testicules un SIG Model 210-6 de 9 mm et que je voyais le trou noir d’un Glock 17 du même calibre à vingt centimètres de mon pif.
Après, nos relations se sont progressivement normalisées et il m’a montré son arsenal, caché dans un coin abandonné et sordide des caves d’un hôtel de Pasadena (California). C’est grâce à cela que j’ai pu décrire l’arsenal de Nénesse, le curé des Piafs.

Un souvenir particulier aussi pour Jacques Teyssier, directeur technique pour l’Europe du Sud de WoolPearl qui m’a montré comment exploser la tête d’un homme dans un four à micro-ondes JT367 (pour Victoire par chaos), et bien sûr une pensée émue pour la famille du cobaye qui n’a pas porté plainte.

Il serait indélicat de ne pas saluer Xuan Wengpia, le directeur de l’usine de jouets de Wenzhou (Chine), sans qui je n’aurai jamais eu l’idée de faire un puzzle de 2 000 pièces avec la tronche d’un méchant (dans Les Piafs). Il m’a ainsi expliqué le mode opératoire qu’il utilisait pour réprimer dans l’œuf les velléités syndicalistes d’une partie de son personnel.

Je remercie aussi Alex, Ben, Charly, Daniok, Elliot, Fabrice, Gabriel, Henry, Ivan et Joke pour la précision avec laquelle ils m’ont décrit les rues de Tucson (Arizona). Ils ont d’autant plus de mérite qu’aucun de mes bouquins ne se déroule là-bas.

Je voudrais également exprimer toute ma gratitude au général Jean-René Plouque, le responsable du service de contrôle du Web des Renseignements Généraux, ainsi de Pierre Brûlins, adjoint-chef à la CNIL (Commission Nationale Informatique et Liberté), qui m’ont expliqué (pour Victoire par ­chaos) le mécanisme du piratage et du détournement des sites Internet.

Je remercie mes épouses (actuelle et passées) pour l’ardeur qu’elles ont mise à me faire appréhender la complexité de l’esprit féminin. Il fallait bien plusieurs mariages pour cela, et elles ont toutes contribué à constituer les personnages du beau sexe de ces romans. Elles et quelques copines que je ne peux pas nommer ici mais qui se reconnaîtront.

Il est juste que j’exprime ma reconnaissance à mon éditeur, pour lequel la relecture de mes textes a représenté un challenge que peu d’êtres humains normalement constitués étaient capables de relever. M’avoir hébergé dans un hôtel cinq étoiles pendant trois mois (tous frais payés) afin que je puisse donner libre cours à ma créativité. La complexité inouïe de ma syntaxe, la subtilité volatile de mon vocabulaire, les contrepèteries et innovations tant orthographiques que typographiques l’ont conduit à réviser entièrement sa conception de la langue française tout en engageant des joutes avec moi, des négociations auprès desquelles les affaires internationales les plus emberlificotées paraissent de tranquilles discussions au coin du feu. Qu’il s’agisse des “ça” avec ou sans accent (graves !), des passés simples devenus compliqués, des présents de narration ou des passés décomposés (ou surcomposés parfois), des subjonctifs forcément imparfaits ainsi que des impératifs, tous ces défis l’ont laissé épuisé, s’endormant parfois sur le clavier de son ordinateurrrrrrrrrrrrrrrrrrr

Je remercie mon éditeur pour avoir lui-même écrit les remerciements qui le concernaient. On n’est jamais mieux servi que par soi-même…

Je terminerai en ayant une pensée pour mes parents qui ont réalisé un être que je trouve parfait.